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Fin d’année au Cambodge

Je vous retrouve avec plaisir pour les dernières nouvelles de cette année, plaisir malgré ce climat international morose qui n’épargne pas les pays en développement comme le Cambodge. La situation ici est paradoxale. D’un côté, les effets d’une crise financière aigue telle que le monde en connaît depuis des semaines a peu d’impact : le secteur bancaire est balbutiant, l’immense majorité des Khmers n’ont évidemment jamais investi en Bourse, un concept à mille lieues de leur quotidien, ce qui leur épargne les soucis actuels de nombreux nantis.De l’autre pourtant, ce pays fragile et ses habitants vont inévitablement souffrir de cette crise née ailleurs et du ralentissement économique général : dans le secteur textile - le plus gros pourvoyeur d’emplois du pays- la demande se raréfie, le prix des produits agricoles se tasse, sur les marchés l’inflation atteint des proportions alarmantes… Ils ont évidemment raison ceux qui, à l’instar de M. Kofi Annan, rappellent que cette crise ne doit pas faire oublier celle, plus fondamentale et plus durable, que traversent en permanence les habitants des pays peu développés.
Entretemps, le Cambodge s’est doté d’un nouveau gouvernement, issu des élections de juillet, remportées de manière écrasante par le parti du Parti du Peuple Cambodgien (CPP) du Premier Ministre Hun Sen, auquel continuent de se rallier des figures des partis d’opposition.
Mais ce qui a vraiment occupé les esprits ces dernières semaines, c’est la crise frontalière avec la Thailande, laquelle a dégénéré, mi-octobre, en affrontements mortels. Quatre morts, des blessés et des milliers de personnes fuyant la zone, c’est déjà beaucoup trop entre pays amis qui se disputent un morceau de territoire. Les gouvernements des deux pays négocient, mais de nombreux militaires restent postés à la frontière. Un affrontement plus important doit absolument être évité pour un le Cambodge, pays qui a connu trente ans de conflits aux relents sinistres, et n’a pas encore pansé toutes ses plaies - pensons seulement aux mines et engins non explosés qui truffent, pour des années encore, le territoire.



avril 24th, 2009 at 9:10
salut !
je ne sais pas si ceci arrive directement à Bruno ou pas, mais c’est chouette d’avoir un blog commun et c’est bien ta plume camarade ! ça fait un bail que je n’ai pas eu de nouvelles de mon ex-collègue du siège, il paraît que maintenant vous bossez ensemble avec le père Michel en + ??? hoe gaat ons Baert par là bas ?
plein de bises à vous, on ne vous oublie pas et rentre au pays pour un petit mois mi juillet
bob (tjrs avec LEPRA - health in action au Mozambique !)